C’est dans la plaine gangétique, à l’intérieur de Dacca, de Tanda et de Benares, ainsi que dans leurs environs, en Inde, que sont fabriquées les étoffes jamdanis. En compagnie d’un apprenti, le maître tisserand prend place devant son métier et y insère les fils, qui, agencés, formeront les motifs. Les fils sont enrobés de fécule de riz ou d’orge pour les rendre plus solides et maniables. Les motifs qui en résultent semblent planer sur le tissu translucide.
D’où ce textile provient-il?

robe (sari)
Asie : Asie du Sud, Inde, Inde occidentale, Bangladesh
1770 - 1830, de la fin du XVIIIe au début du XIXe siècle
Coton tissé, broché avec du fil de coton et d’or
109 cm x 447 cm
Don de Thomas Kalman
T85.0492 Textile Museum of Canada
La légèreté et la transparence des jamdanis, fines mousselines de coton de Dacca, au Bangladesh, suscitent depuis longtemps des élans poétiques. De toutes les étoffes, les jamdanis sont celles qui s’approchent le plus du poème – par leur forme fluide et leur contenu à la fois concis et lyrique. Ce sari présente une chaîne fine, quasi transparente, et une trame légèrement plus fournie. Les motifs tramés sont conçus avec de délicats fils de coton qui, regroupés en lots de quatre, forment un ruban plat.
Parmi toutes les étoffes jamdanis, ou toutes les toiles vaporeuses, la plus célèbre est sans doute la « mousseline royale » de la période moghole. Ses fils sont si délicats qu’ils ne peuvent être tissés qu’à la saison des moussons, lorsque l’humidité les rend souples et flexibles.

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